Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

-- Mais que fais-tu là, lui demanda t’elle les sourcils froncés. Marisa devait avoir début quarantaine. Mayana fût surprise par la dureté de sa voix.

-- J’aide Miss Mayana à retrouver un coffre enfoui depuis des millénaires lui répondit-il d’un ton enjoué.

-- Miss Mayana ?

-- C’est la petite fille de Dame Adahy .

-- Ah oui ! Cette vieille folle .

Le cœur de Mayana fit trois tours, la peine qu’elle ressenti lui fit mal.

-- Voyons Marisa, Adahy était une charmante vieille dame que dis-tu là ?

-- En tout cas je ne suis pas la seule à le penser.

-- Ce ne sont que des préjugés face à une dame un peu particulière et originale tu le sais très bien.

-- Je ne vous ai pas vue souvent par ici, lui dit-elle brusquement, Vous arrivez d’ où comme ça ?

Décidément cette femme ne lui plaisait pas.

-- J’ai voyagé un peu partout à travers le monde, je suis revenue m’installer dans mon coin de pays.

Le regard qu’elle jeta vers Mayana lui fit froid dans le dos, quelque chose d’indéfinissable émanait de cette femme, quelque chose de malsain, elle essayait de chasser cette pensée en se disant que c’était peut-être dû à ses expériences de vie.

-- Bien ! On s’en va Jacob , nous avons des travaux pas mal plus importants à faire, elle lui arracha la pelle des mains la lança par terre sans plus d’égard. Jacob saisissant son poignet la fit virevolter, ses yeux plantés dans les siens il lui dit en pesant bien ses mots.

-- Je vais terminer ce que je viens de commencer et ensuite je te rejoindrai. Elle haussa les épaules et partit tranquillement comme si de rien n’était.

-- Excusez-là, elle se méfie de tout le monde surtout des femmes, elle n’est pas méchante juste un peu intense.

Mayana n’en avait rien à faire elle en avait vue bien d’autre.

-- Allez retrouver votre femme je ne veux pas être responsable d’une engueulade tout à fait inutile surtout que nous sommes voisins.

-- Marisa n’est pas ma femme c’est ma petite sœur.

Elle le dévisagea un peu surprise, ils ne se ressemblaient pas dutout , comme s’ il lisait dans ses pensées rajouta .

-- Adoptive.

Ça expliquait tout, malgré son air dur cette Marisa était très belle, beauté sauvage, enragé, prête à mordre, pensa t’elle amusée. Jacob avait recommencé à creuser, un objet dur heurta la pelle, tout fier d’avoir eu raison il sortit de son trou un gros coffre de bois enroulé dans un tissus usé et troué par des années d’usures. Triomphant il le lui remit solennellement « Un peu plus et il se jetait à genoux par terre en récitant une prière » pensa telle en se retenant pour ne pas éclater de rire. Elle devint soudainement songeuse, grand-mère lui avait indiqué cet endroit à partir d’un rêve, elle sentit son corps traversé par un courant électrique « Grand-mère communique vraiment avec moi » L’euphorie qui l’envahit ne passa pas inaperçu, elle se ressaisit aussitôt

-- Je vous offre quelque chose ?

-- Ce n’est pas de refus.

En se dirigeant vers la maison elle ne put s’empêcher de lui demander ce que Marisa voulait insinuer en parlant de sa grand-mère comme d’une folle.

-- Vous savez lorsqu’une dame aussi originale que votre grand-mère habite dans un petit village comme le nôtre et de surcroit pratique des rituelles la nuit sous la pleine lune en jouant des tam-tams ça impressionne et les préjugés vont bon train . On craint toujours ce que l’on ne comprend pas. Plus jeune je me levais la nuit pour l’écouter chanter et jouer de ses percussions, j’étais fasciné.

Ils entrèrent dans la maison, Jacob déposa le coffre par terre Lokesh venait d’arriver.  Ils se serrèrent la main c’était évident qu’ils se connaissaient.

-- Mais qu’est-ce que c’est ?

-- Ça ressemble à un coffre, cria presque Mayana .

-- Je le vois bien, mais d’où sort-il ?

-- Il a poussé à côté du totem, s’esclaffa Jacob .

-- Je t’expliquerai plus tard, prenons un verre maintenant. Elle sortit une bonne bouteille de brouilly , ils allèrent s'asseoir sur la terrasse devant un plateau de charcuterie, fromage et croûton de pain que Lokesh avait pris soin d' apporter .

Une heure plus tard Marisa arrive au pied de l' escalier tout essoufflée et couverte de peinture, elle supplie son frère de lui venir en aide .

-- Mais qu’as-tu fait encore ?

-- Un chien est arrivé en aboyant, j’ai sursauté et en me retournant mon bras a accroché l' escabeau sur lequel était déposé mon pot de peinture, aide-moi je t’en prie j’ en ai plein les cheveux.

Mayana avait bien de la difficulté à se contenir, Lokesh lui ne se gênait pas pour rire un bon coup. Jacob parti d’un pas lent aider sa sœur à se nettoyer . La sauvageonne venait de perdre ses lettres de noblesse en un clin d’œil , pensa ironiquement Mayana .

Un chien qui aboyait ? Elle venait de réaliser qu’elle n’avait pas vue Bandit de tout l’avant-midi trop absorbée par ses recherches. Un chien bleu se pointa à travers les branches des cerisiers, le nez collé sur la pelouse il se traînait les pattes l’air penaud.

-- Bandit ! C’est donc toi le coupable ? Il s’affala par terre faisant le beau pour se faire pardonner. Lokesh avait déjà rempli une bassine d’eau savonneuse attrapa Bandit qui ne cherchait même pas à s’échapper sachant très bien que son salut dépendait de ce récipient rempli jusqu’ au bord du liquide sauveur, du moins pour son poil. Lokesh dû le brosser pendant plus d’une heure pour venir à bout de la peinture, une fois sorti de la bassine Bandit se secoua arrosant son sauveur, sa queue remplie d’eau fendant l’air il ne ménageait pas les " wouaf wouaf " pour lui prouver sa reconnaissance . Il se roulait allègrement dans la pelouse lorsqu’il heurta un pied, c’était Marisa en furie.

-- C’est donc votre chien ce gros balourd inconscient. Les cheveux en bataille encore remplie de taches bleues Mayana en la regardant ne savait que répondre, c’était tellement difficile de garder son sérieux .

-- C’est mon chien en effet.

-- Et vous, vous êtes de la famille aussi ?

-- Je suis Lokesh le cousin de Mayana. Marisa penchant légèrement la tête sans aucune gêne lui lança.

-- Vous êtes beau, elle se retourna et disparue entre les branches des cerisiers.

Tag(s) : #Histoire inventée ...

Partager cet article

Repost 0