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Ma vision du sacre , Au risque de choquer !

Que veut dire sacrer !

Ce soir je suis assise là ,devant mon clavier et je me pose la question suivante " Qu' est-ce qu'un sacre " Bon ! Vous me direz que c 'est un mot irrévérencieux un sacrilège de la parole condamnable et offensante qui irrite l'oreille et le coeur ,

Et si on analysait ce fameux mot ,un tabernacle,un calice, une hostie ,un ciboire des objets de luxe en or ,en bois ( ou farine c'est comme on veut ) fabriqué par des humains pour l'église catholique .

Des gens en beau mautadine un jour ce sont servis de ces mots pour crier leur mécontentement face à quelque chose qui les dérangeait à un point tel que n'importe quel Dieu ou église ne pouvait arrêter le flot de paroles sacrilèges qui sortaient de leur bouche tant ils n'en pouvaient plus de pouvoir exprimer à quel point ils étaient enragés après je ne sais pas trop quoi, un prêtre prétentieux ou agresseur peut-être ? Qui sait !

Nous savons tous qu'à une certaine époque la religion catholique se servait de son pouvoir pour intimider et crucifier ( crucifier disons-le ) de pauvres gens sur place en les montrant du doigt ,en les injuriant poliment sous de beaux mots bien choisis pour les rendre si monstrueux aux yeux d'une population faussement outré et aussi pire ( sinon pire prêtre compris ) que les accusés en question.

Nous savons tous que cette religion a abusé de ses pouvoirs jusqu'à outrance et qu'un beau jour la population a ouvert ses petits yeux en se disant " Ça fera , de que cé que c'est ça ,que se passe t'il " et c'est lors de cette grande révélation que la révolte se fit sentir , la religion vira de bord et tout fût magiquement permis .

EXEMPLE numéro un ...

Je me souviens petite que lors de la communion il n'y avait que les mains bénitent du prête qui avait le droit de toucher à la fameuse hostie en farine ( corps de Jésus ). Alors vint ce temps de misère ou les prêtres se firent de plus en plus rares ce qui obligea l'église à changer son fusil d'épaule et n'importe quel main ( sale ou humide ) de n'importe qui pouvait après avoir été lavé à l'eau de vaisselle et essuyé avec la belle guenille blanche du prêtre , n'importe qui pouvait donner la communion .le n'importe qui déposait l'hostie dans la main de la personne visée ,ce qui était interdit avant, nous n'avions pas le droit d'y toucher il fallait sortir sa langue et c'était le prêtre qui faisait la job ,il déposait la rondelle blanche en s'imaginant pas mal d'affaire je suppose.( OK c'est gratuit mais on y pense tout de même ) .

EXEMPLE numéro deux.

Les chapeaux, il était sacrilège pour une femme de se présenter à l'église la tête découverte " J'en sais quelque chose " Donc si vous suivez bien ma ligne de pensée, la femme mettait son chapeau et l'homme enlevait son chapeau ,fouillez-moi pourquoi .Une femme devait baisser les yeux si elle rencontrait un prêtre sur le trottoir c'était sacrilège que de le regarder dans les yeux,l'humilité était de mise face à cet homme d'église prestigieux et l'homme avait le droit de le regarder dans les yeux il était son égal , fouillez-moi pourquoi .

EXEMPLE numéro trois.

L'église était un endroit de prière et de repentir , dites-moi pourquoi à une certaine époque lorsqu'ils se sont rendus compte que les gens désertaient les églises ils ont décidés que les orchestres rocks avaient le droit de venir jouer leur musique d'enfer ( que j'aimais bien entendu ) dans les sacro-saintes églises après avoir refusé à Elvis Presley fin des années 50 le droit de venir chanter au Québec parce qu'il se déhanchait trop bien ,une insulte à Dieu .Donc oui j'ai assisté à des messes endiablés dans mon patelin et l'église était pleine à craquer, finalement cette formule fût abandonnée.

On accusait de sacrilèges de pauvres gens pour absolument rien et tout à coup on changeait des formules soi-disant divines pour attirer des gens dans les églises, je ne vous dis pas que ce n'était pas bien au contraire, je fais juste souligner à quel point tout ceci n'était qu'une mascarade pour exercer un pouvoir sur l'humanité en se servant de petits moyens pour faire pression et se donner le droit de faire peur et d'emprisonner intérieurement des êtres qui ne demandaient rien de moins que de croire .

Revenons à nos moutons, les sacres sont des mots empruntés à des objets ( en autre ) placés dans des églises par des hommes qui ont choisis bien souvent de rentrer dans les ordres pour camoufler leur homosexualité et la pratiquer sur de jeunes garçons de tout âge en brisant leur vie à jamais ne venez pas me dire le contraire, les prêtres chrétiens n'ont pas droit au mariage ils ont fait vœux de chasteté , quelle farce ! La religion chrétienne a toujours été mené par des hommes ,les femmes n'étaient que des servantes et le pape avait même déclaré que les femmes ne seraient jamais prêtre pour la simple raison que Jésus n'était entouré que d'hommes à sa table des apôtres que c'était un choix divin et qu'il ne pouvait déroger de cette loi de Dieu ( En passant je n'ai rien contre l'homosexualité au contraire, vivre et laisser vivre est ma devise ,et j'ai pas mal plus de respect pour ceux et celles qui la vivent face au monde et qui s'assument même si ce n'est pas toujours facile )

Alors si je devais choisir entre le sacre et l’agression , je choisis le sacre ,il ne blesse pas pour la vie , le sacre est relié à des objets en or fabriqué par l'homme ,convoité par les voleurs et inutile dans la société, ça sert à boire du vin, manger des hosties et rager l'homme .

Tout sur la terre a été inventé par l'homme, toutes les religions ont servi l'homme , le pouvoir ,la corruption,l'agression, la suprématie du suprême passe par l'adoration de l'homme pour tout ce qu'il ne comprend pas , alors dites-moi maintenant pourquoi je m'inclinerais devant des objets en or tenus par des êtres qui profitent de la naïveté de pauvres gens pour s'enrichir et exercer leur influence néfaste sur les humains , que ceux qui ne se sentent pas concerné m'excuse je parle pour les profiteurs ..... Les guerres de religions sont les pires qui existent sur la terre .Lisez tout ce qui c'est fait dans le temps des croisades au nom de Dieu et vous verrez que les plus cruels sont les plus hauts placés religieusement parlant, j'ai la foi mais pas dans les religions,il y en a trop qui se contredisent et je ne veux être la béquille de rien , je veux penser par moi-même et pas à partir des autres.

Pour moi les sacres ne sont que des mots amplifiés d' outrances par des faux puritains qui font pires parfois que sacrer, alors s'il vous plaît arrêter de faire semblant que vous êtes chrétien et que l'église fait partie de vos pratiques que vous honorez Dieu si vous ne le faites pas , si vous le faites je m'excuse bien bas tant mieux si vous êtes sincères , il y a du bon partout et en tout , mais je continue de penser de la même façon ..

Voyez-vous j'ai vécu les bouleversements de notre religion, j'ai vue et entendu bien des choses qui ont fait ce que je pense aujourd'hui , alors les religions et leur symbole ne valent rien dire pour moi ,ce sont des pièces coulées à travers la sueur de pauvres travailleurs dans les mines et fabriquées pour la gloire et l'orgueil des religions et leur grande sainteté pourprée de rouge et d'or qui eux n'ont jamais travaillé de leur main mais les tiennent dans les leurs trop précieux pour nous le peuple.Le bedeau de l'église bombait le torse à la pensée qu'il était le seul avec le curé qui avait le droit de les manipuler pour les laver et les replacer religieusement dans le tabernacle sacré,il avait cette suprême permission le pôvre et s'en enorgueillait ( L'orgueil est un péché capital en passant ) .

Regardez les liens plus bas et dites-moi à quel point un sacre est aussi abusif que ce que vous allez y lire, l'église a fait plus de ravage dans le coeur de ses moutons que n'importe quel sacre a pu en faire , vue de même pour moi il devient de second ordre et insignifiant .

Pour ce qui est de massacrer notre belle langue il y a pire ,de toute façon on nous argumente toujours le même refrain, c'est colon, c'est déplacé,c'est un manque de vocabulaire, c'est si c'est ça, c'est le folklore québécois et toutes les espèces de cultures qui font partis de notre planète ont tous leur façon de sacrer la différence c'est qu'on ne comprend pas toutes les langues et que c'est toujours plus drôle dans le jardin d'à côté ........

Et dire qu'aux yeux de ces saintetés la machine à laver est l'objet le plus libérateur pour la femme me donne l'image d'un Vatican tout à fait sérieux en lequel j'ai une confiance aveugle ,oui aveugle mesdames et messieurs ........

Amen !

Je suis plus portée sur le sacre sympathique , pas celui qui rabaisse et détruit , comme les batteurs de femme par exemple .......

Le pape émérite, ci-devant Benoit XVI, avait déclaré en mettant le pied sur le continent africain, particulièrement touché par la pandémie du sida, que l’usage du préservatif contribuerait plutôt à aggraver et non pas à prévenir la diffusion de la maladie (il est revenu par la suite sur cette déclaration). Il avait au passage fustigé la contraception (on n’en attendait pas moins du chef de l’église catholique) en faisant remarquer que la machine à laver avait plus fait pour libérer la femme que la contraception.

Et voici jusqu’où on peut aller au nom d'une religion

Ma vision du sacre , Au risque de choquer !Ma vision du sacre , Au risque de choquer !Ma vision du sacre , Au risque de choquer !
Ma vision du sacre , Au risque de choquer !

Vous avez ci-haut un calice, un tabernacle,une hostie et un ciboire et dites-vous que vous vous inclinez devant des objets en or comme dans l'histoire de Moïse ....C'est une façon de voir tout aussi plausible , les plus grandes richesses du monde se trouvent au Vatican, l'or y coule à flot et les églises n'ont pas d'argent et s’effondrent ou est la justice, c' est sacrant en mautadine ...

Ma vision du sacre , Au risque de choquer !

Ce serait venu bien près, mais non, Elvis ne s'est jamais produit à Québec. Cependant, en 1957, cela aurait été dans ses plans. Malheureusement, selon le Quebec Chronicle Telegraph du 16 mars, les autorités municipales auraient refusé de mettre à sa disposition le Colisée, comme l'exigeait son gérant. Son déhanchement faisait-il peur à ce point? On se souvient de l'influence de l'Église à cette époque. Il devait également se produire à Verdun le 3 avril suivant, mais le spectacle avait été annulé faute de collaboration de l'hôtel de ville de l'endroit. C'est finalement à Ottawa que le spectacle du 3 avril avait eu lieu devant une foule de 8500 spectateurs en pâmoison. La veille, il s'était produit à Toronto.?

Voici sur Wikipedia la définition du sacre ,

Victimes de prêtres : Allocution de Ghislain Parent , PhD ....

L’absence de la femme dans l’Église catholique

Sous la Liste des saints [7] commençant par la lettre « A », il y a 109 saints. Parmi eux, on n’y décompte que 27 femmes. La sainteté est donc un monde d’hommes. Les religions, pour la grande majorité, sont des affaires d’hommes. Elles sont patriarcales. Dans la religion catholique, la prêtrise est affaire d’hommes. Dans presque toutes les sociétés, le crime, la délinquance, la pédophilie et la violence sont aussi des affaires d’hommes.

La religion catholique ne laisse que peu de place à la femme. Certes il y a les religieuses qui peuvent trouver plaisir à se complaire dans un rôle subalterne au sein de l’Église, mais elles ne sauraient commettre plus grave péché que de prétendre accéder à la prêtrise, exclusivité masculine. La symbolique du vêtement liturgique le confirme : débauche d’ornements pour le clergé masculin… tandis que les sœurs, furent-elles abbesses, sont et resteront vêtues de noir. Dans l’univers ecclésiastique, la splendeur vestimentaire est une exclusivité virile. Federico Fellini nous en a fait la démonstration dans la parade de mode ecclésiastique qui est un des morceaux de bravoure de son film Roma [8].

Cette misogynie est, je le crains, à inscrire au passif de Saint Augustin. Pour l’Église, la femme conjuguera longtemps les ruses du Prince des Ténèbres… et la bêtise de la bécasse. Et Augustin de décréter : « Homme, tu es le maître, la femme est ton esclave » [9]. Plusieurs prêtres ont passé leur enfance dans des séminaires où, très tôt, ils ont été coupés de la présence féminine. La femme est vue comme un mal qui doit être tenu à bout de bras. Elle est celle qui a fait chuter le premier homme. Toutes les structures de l’organisation catholique font en sorte d’éloigner l’homme de la tentation et pendant de nombreuses générations, au Québec, l’enseignement se faisait dans des collèges ou couvents, différenciés selon le genre des étudiants. Ceux qui étaient appelés à devenir prêtres y étaient vus comme les membres d’une sorte d’aristocratie spirituelle, la crème de la crème, et bénéficiaient de privilèges économiques et autres en échange de la privation des plaisirs de la chair. Comment se surprendre que la nature réclamant son dû, ils aient vécu un retour volcanique du refoulé et trouvé un exutoire auprès des enfants placés sous leur autorité absolue, puisque d’institution divine ? Ces rapports intergénérationnels rééditaient parfois la séduction dont l’abuseur avait été lui même l’objet, plus jeune. Certains abuseurs ont reconnu qu’enfants, ils ont souvent trouvé le réconfort et la sécurité affective avec d’autres prêtres dans le climat surchauffé et claustrophobique du pensionnat. Ainsi la perversion se transmettait d’une génération à l’autre, comme un cadeau de Grec.

La disponibilité de jeunes garçons dans l’entourage des prêtres pédophiles

Dans l’ensemble de la population, les victimes d’abus sexuels sont généralement des filles et des femmes. Une communication de Santé publique de Montréal Centre [10] de 2001 indique que les études sont unanimes : les femmes ayant entre 15 et 24 ans sont les plus touchées par les agressions à caractère sexuel. Cet organisme ajoute qu’actuellement, il n’existe pas d’étude québécoise effectuée auprès d’un échantillon représentatif de la population au sujet des agressions à caractère sexuel. Toutefois, aux États-Unis une étude provenant d’un échantillon représentatif d’adolescentes montre que 12 % des adolescentes, âgées de 14 à 19 ans, de Milwaukee auraient été violées depuis leur naissance. Au Québec, une étude préliminaire fait ressortir la même prévalence ; 12 % d’adolescentes, elles aussi âgées entre 14 et 19 ans, ont été violées. Pour ce qui est de l’ensemble des agressions à caractère sexuel, une enquête canadienne réalisée en 1984 permettait d’évaluer la prévalence des abus sexuels commis à l’endroit des filles de moins de 18 ans à 34 %. Les informations sur la prévalence des agressions à caractère sexuel vécues par les garçons sont encore plus rares. Les seules études publiées montrent que les taux de prévalence varient entre moins de 1 % et 13 %.

Devant cette réalité, la question se pose de savoir pourquoi les victimes des abus sexuels commis par les prêtres concernent des enfants de sexe masculin. Pendant des générations, au Québec et dans les autres pays, la fréquentation des églises et l’assistance aux cérémonies religieuses est une obligation pour tous les croyants : hommes et femmes. Toutefois, le chœur est réservé uniquement aux garçons. Les paroisses s’enorgueillissent du fait que le chœur est composé de nombreux et jeunes garçons. Les abuseurs ont donc sous la main un vivier de victimes potentielles qui peuvent être choisies parmi les garçons qui les entourent. C’est la disponibilité de la chair fraîche qui explique la plus grande proportion de victimes masculines. Beaucoup d’enseignants religieux masculins enseignent à des garçons alors que l’éducation des filles est confiée à des femmes. Ces religieux ont donc moins accès aux jeunes filles. Par ailleurs, selon l’optique traditionnelle, il est socialement beaucoup plus inacceptable de voir un prêtre entouré de filles ou de femmes… que de jeunes garçons.

De nos jours, au Québec, il est plus rare de voir des jeunes enfants « servir la messe » et ce sont surtout des adultes, hommes et femmes, qui jouent ce rôle. Il y a donc lieu de croire que cette nouvelle réalité fera en sorte que les prêtres auront moins l’occasion de commettre l’irréparable avec les enfants. Malheureusement, dans de nombreux pays en voie de développement, le chœur est encore réservé uniquement aux garçons.

L’aura du « prêtre représentant du Christ, Fils de Dieu »

Les croyants confèrent au prêtre des vertus particulières qui font de ces hommes des êtres supérieurs. En effet, selon la théologie le prêtre est le représentant du Christ et il aurait « presque » les mêmes pouvoirs que Lui : il peut être un guérisseur par l’imposition des mains et opérer cette magie blanche qu’est la transsubstantiation, puisqu’il dispose du pouvoir de transformer les saintes espèces en véritable corps et sang du Christ. Devant tant de splendeur, plus d’un chrétien conçoit difficilement qu’un aussi saint homme puisse céder à ses fonctions naturelles et, même, à la limite, en avoir. Dans son esprit, le prêtre est au-dessus de tout soupçon, de tout reproche, de toute critique… à l’image du Christ dont il est le représentant et le porte-parole.

Des recherches dans les annales du crime québécoises (Monet [11], 1993) permettent de retracer l’histoire de l’abbé Delorme. En 1922, un prêtre québécois a été accusé du meurtre de son frère. Malgré des preuves accablantes et deux procès, le prêtre est acquitté. Il semblerait que les jurés auraient eu une peur bleue de l’enfer… s’ils avaient condamné à mort un prêtre. Quant à lui, le policier qui avait recueilli l’ensemble de la preuve a subi l’opprobre de la société du temps pour avoir tenté de faire condamner un aussi saint homme.

Il y a plus. L’Église catholique considère que le sacerdoce est un sacrement qui revêt un caractère « permanent ». Il est difficile voire impossible d’effacer les traces indélébiles d’un sacrement. Voilà pourquoi l’autorité ecclésiastique tend à confiner les prêtres pédophiles reconnus dans une vie de prière et de pénitence… loin du regard fouineur des caméras et des interrogations d’une presse libre… au lieu de les destituer et de les excommunier. Liétout [12] donne en exemple le cas du Père Maciel, fondateur de la Légion du Christ qui a été reconnu coupable de nombreux viols et qui est demeuré prêtre jusqu’à sa mort. Briel [13] écrit que ses enfants illégitimes se battent actuellement en cour contre La Légion pour recevoir leur héritage.

Facteur aggravant de la condition de victime de prêtre : l’incrédulité outrée des adultes auxquels la victime confie les infamies commises contre elle. On ne croit pas ce que dit un enfant, si jamais il dénonce un membre du clergé.

Plusieurs intervenants auprès des enfants abusés et de leurs abuseurs considèrent que les abuseurs ciblent plus particulièrement les enfants parce qu’ils savent que leur dénonciation ne sera pas crue[14]. C’est un des aspects les plus cruels de la condition de victime : la raclée qui sanctionne une accusation fondée, faite en toute bonne foi. C’est d’ailleurs une des menaces les plus terribles brandies contre les orphelins de Duplessis au moment même de leur viol : « N’espère jamais pouvoir nous dénoncer. Personne ne te croira. ».

Bref, le membre du clergé abuseur sait parfaitement de quel prestige institutionnel il jouit et à quel chantage à la culpabilité, à quelle surenchère de prééminence ecclésiastique il pourra se livrer pour se draper dans le mythe institutionnel qui lui servira de couverture et d’alibi.

L’immunité de l’Église Catholique et la culture du secret

Le Vatican est considéré comme un état souverain qui n’a pas de comptes à rendre aux autres pays. Malgré le fait que des intervenants comme le Professeur londonien Richard Dawkins, le journaliste Christopher Hitchens[15] et des avocats américains, aient tenté de faire arrêter le pape Benoît XVI, il semble que le Vatican et le pape jouissent d’une immunité qui leur permet de garder secrets les documents du Saint Siège. Cette immunité a été accordée par Benito Mussolini en 1929.

Crimen sollicitationis, [Crime de sollicitation en latin] est une lettre transmise en 1962 à tous les patriarches, archevêques, évêques et autres ordinateurs locaux par le Saint-Office. Cet organisme est devenu laCongrégation pour la Doctrine de la Foi à la suite de Vatican II. [Il faut se rappeler que Benoît XVI, avant d’être pape, était le responsable de cette congrégation].

Le document a été rédigé par le cardinal Alfredo Ottaviani, secrétaire de la Congrégation, et approuvé par le pape Jean XXIII. Il s’agit de la procédure à suivre dans les cas où des clercs de l’Église catholique romaine seraient accusés d’avoir utilisé le sacrement de la pénitence pour faire des avances sexuelles à des pénitents. Les mêmes procédures devraient être suivies en cas d’accusations contre des clercs pour homosexualité, pédophilie et zoophilie. Ce document condamne les abus sexuels commis par des clercs sur des mineurs, qu’ils aient eu lieu dans le cadre d’une confession ou de toute autre façon. Cette procédure suit et complète le Code de droit canon alors existant. La lettre Crimen sollicitationis de 1962 reprend l’essentiel d’un document similaire déjà adressé confidentiellement en 1922 aux évêques. Elle sera revue en 2001 avec la lettre De delictis gravioribus.

D’après le document Crimen sollicitationis de 1962, tout catholique doit obligatoirement dénoncer aux autorités ecclésiales l’utilisation du sacrement de pénitence, par un prêtre, pour faire des avances sexuelles à des pénitents. Le prêtre peut alors être convoqué devant un tribunal ecclésiastique. Si le prêtre est reconnu coupable par ce tribunal, il peut être suspendu de la célébration des sacrements ou même démis de ses fonctions. Tous les cas de pédophilie commis par des prêtres, que ce soit dans le cadre du crime de sollicitation ou dans n’importe quel autre cas, sont aussi condamnés.

Élément clé : la lettre de 1962 impose un secret absolu, lors du déroulement du procès, même lorsque le verdict, favorable ou non, a été rendu et appliqué. Un serment de silence éternel doit être prêté et signé par tous les participants au procès : les membres du tribunal, le ou les dénonciateurs du prêtre, les témoins éventuels et le prêtre accusé lui-même. Le serment est le suivant : « Spondeo, voveo ac iuro, inviolabile secretum me servaturum in omnibus et singulis quae mihi in praefato munere exercendo occurrerint, exceptis dumtaxat iis quae in fine et expeditiones huius negotii legitime publicari contingat. » [« Je promets, fais vœu et jure que je maintiendrai inviolé le secret pour tout ce qui viendra à ma connaissance dans l’exercice de mes fonctions, excepté seulement ce qui pourrait être légalement publié et exécuté lorsque ce procès sera terminé »]. Les peines prévues en cas de viol du secret sont : 1) pour les membres du tribunal : l’excommunication latae sententiae ; 2) pour l’accusé : la suspension a divinis et 3) pour les accusateurs et les témoins : un avertissement.

De 1982 à 2005, avant d’être élu pape, en tant que président de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, le Cardinal Ratzinger a été informé de la totalité des plaintes à caractère sexuel qui ont été portées par les Catholiques du monde entier et il les a maintenues sous le sceau du secret.

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