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George Dor et la Manic ..........Une chanson qui traverse le temps .....

La côte-nord , La Manicouagan !

Je suis native de la Côte-nord , Hauterive ( Maintenant Baie-Comeau ) , région de grands espaces et de plages à perte de vue.

J' en ai passé des journées à me baigner dans cette eau claire et limpide . la Manicouagan à 10 minutes de chez-nous .

Le long du sentier qui nous y conduisait les petits fruits y poussaient en abondance fin juillet . Les épines des framboises me piquaient les doigts lorsque j' essayais de les atteindre .Une fois la paume de ma main remplie je les avalais d'un coup pour en savourer toute la saveur . Les joues gonflées je repartais en sautillant tout le long du trajet pour m'y rendre . Je me souviens de mon impatience à rejoindre ma rivière préférée en essayant d'imaginer la mer haute ou basse, alors mon imagination se mettait en branle.

Si elle était haute j'enlèverais mes vêtements rapidement ( ayant pris la précaution d'enfiler mon maillot de bain en-dessous ça irait beaucoup plus vite) , je sauterais dans l'eau laissant les vagues m' engloutir me repoussant vers la berge me faisant rouler sur le sable vers le bord de la grève.

Si la mer était basse j'attendrais pour me baigner car elle serait trop loin , je m'amuserais à faire des figurines avec la glaise.

La glaise, matière grise douce et argileuse, que je prenais plaisir à manipuler ,je la trouvais le long de la berge sous le feuillage des petits arbres alignés tout le long de la plage . De mes mains je grattais le sable qui la recouvrait et lorsque le trésor précieux apparaissait à mes yeux je m'empressais de le récupérer . Je la façonnais de toutes les manières possibles, j'étais fascinée par cette mixture indomptable . Plus je la roulais entre mes mains, plus j'avais l'impression qu' elle m'échappait. Boule pâteuse elle devenait presque liquide à force de la travailler. Alors commençait le processus de création. Je fabriquais des figurines, des petits vases , des blocs et tout ce qui me passait par la tête , Je déposais mes chefs-d'oeuvre sur le sable chaud pour les laisser sécher et de temps à autre je jetais un coup d’œil vers la mer , elle se rapprochait de plus en plus du bord de plage , Je replongeais mes mains dans la glaise et m'en enduisais le corps au grand complet, , le plaisir que j' avais à la sentir sécher sur moi, de gris foncé elle tournait au gris pâle, je devenais prisonnière de ma pâte grise, je peux encore ressentir l'effet de plâtre qui craquelait au moindre mouvement,

Heureusement l' eau de la rivière maintenant me léchait les pieds , elle était chaude , je m'y jetais à corps perdu sentant la glaise couler lentement de mon corps en formant autour de moi un cercle délavé .

Je passais des heures à flotter sur les vagues les yeux rivés vers le ciel , de temps à autre un ballon passait devant mes yeux et Boum je l' avais en plein front, mes sœurs s'amusaient et j'étais la cible idéale, elles tournaient autour de moi faisant des flips-flops bruyants en tapant sur l' eau de leurs mains , m' arrosant sans ménagement, je finissais par me lever pour jouer avec elles,

Au loin nos parents faisaient de grands signes, c'était l'heure du pique-nique, je ne me faisais pas prier, la faim me tenaillait , ma mère déployait la grande couverture à carreaux multicolores, je m'assoyais dessus en prenant soin de ne pas trop traîner de sable sous mes pieds, la nappe maintenant déposée elle aussi, les victuailles apparaissaient une après l'autre, les grosses sandwichs au poulet ou jambon, le fromage, les cornichons, le gâteau ,les biscuits , les fruits sans oublier le kool-aid aux fraises , je dévorais mon repas en rigolant avec mes soeurs .

Après le repas je n'avais pas le droit de retourner dans l' eau avant une heure , dangereux pour les crampes ça avait tout l' air...

Ma mère s'empressait de coucher la plus jeune en lui faisant un abri avec une couverture et un piquet planté dans le sable ça lui faisait comme une petite tente , le soleil de plomb pouvait la faire sècher qu' elle nous disait ...

Le bébé endormi les jeux commençaient , mon père sortait sa panoplie de passe-temps le ballon chasseur, la tag, le jeu de fer et de badminton ect , pris par le jeu on en se rendait pas compte que l'heure était passée depuis longtemps .

La mer repartant vers le large j' en profitais encore un peu avant qu'elle ne se sauve , la fin de l'après-midi approchant , il fallait quitter ce lieu de plaisir délectable , je m'essuyais avec ma grande serviette, j'allais me cacher dans le bord du bois pour me changer....

Je quittais la plage ....

En passant le long de la berge je ramassais mes chef-d’œuvres de glaise tout en sautillant je retournais à la maison le coeur joyeux en pensant que demain j' y retournerais. Javais 7 ans !

P.S : Sous les photos paroles de la chanson !

La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !
La côte-nord , La Manicouagan !

La manic

by Georges Dor

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Si tu savais comme on s´ennuie
A la Manic
Tu m´écrirais bien plus souvent
A la Manicouagan
Parfois je pense à toi si fort
Je recrée ton âme et ton corps
Je pense à toi et m´émerveille
Je me prolonge en toi
Comme le fleuve dans la mer
Et la fleur dans l´abeille

Que deviennent quand j´suis pas là
Mon bel amour
Ton front doux comme fine soie
Et tes yeux de velours
Te tournes-tu vers la côte nord
Pour voir un peu, pour voir encore
Ma main qui te fait signe d´attendre
Soir et matin je tends les bras
Je te rejoins où que tu sois
Et je te garde

Dis-moi c´qui s´passe à Trois-Rivières
Et à Québec
Là où la vie a tant à faire
Et tout c´qu´on fait avec
Dis-moi c´qui s´passe à Montréal
Dans les rues sales et transversales
Où tu es toujours la plus belle
Car la laideur ne t´atteint pas
Toi que j´aimerai jusqu´au trépas
Mon éternelle

Nous autres on fait les fanfarons
A cœur de jour
Mais on est tous de bons larrons
Cloués à leurs amours
Y´en a qui jouent de la guitare
D´autres qui jouent d´l´accordéon
Pour passer l´temps quand y est trop long
Mais moi, je joue de mes amours
Et je danse en disant ton nom
Tellement je t´aime

Si tu savais comme on s´ennuie
A la Manic
Tu m´écrirais bien plus souvent
A la Manicouagan
Si t´as pas grand-chose à me dire
Ecris cent fois les mots "Je t´aime"
Ça fera le plus beau des poèmes
Je le lirai cent fois
Cent fois cent fois c´est pas beaucoup
Pour ceux qui s´aiment

Si tu savais comme on s´ennuie
A la Manic
Tu m´écrirais bien plus souvent
A la Manicouagan
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Tag(s) : #Souvenir

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